Comment la stratégie MMEY atténue les effets bio-économiques du changement climatique dans les pêcheries mixtes

Version imprimableEnvoyer par courriel
2017-22

Auteur(s):

Cet article étudie l'effet du réchauffement climatique sur les performances bio-économiques des pêcheries mixtes du golfe de Gascogne et fournit un aperçu de la meilleure stratégie de gestion pour faire face au réchauffement climatique. Pour ce faire, un modèle dynamique multi-espèces, multi-classes, multi-flottilles est développé et calibré à l'aide de données biologiques et environnementales du CIEM et du GIEC. Des données économiques et de pêche ont été collectées au sein du DCF européen. Le climat, représenté par la température de la surface de la mer, est supposé affecter le recrutement des espèces. Trois stratégies de gestion sont ensuite comparées en termes de résultats bio-économiques : Statu-Quo (SQ), Multi-species Maximum Sustainable Yield (MMSY), Multi-species Maximum Economic Yield (MMEY), Les stratégies sont classées en fonction de deux scénarios climatiques. Les résultats démontrent que la stratégie SQ n'est pas durable et qu'elle se caractérise par un déclin majeur de la sole. En revanche, les stratégies MMSY et MMEY améliorent l'état écologique et les performances économiques des pêcheries. De plus, la stratégie MMEY produit des performances bio-économiques supérieures à la stratégie MMSY. Ces bénéfices bio-économiques sont cependant altérés par les effets du changement climatique. Dans le cadre du MMEY, les flottilles dotées de captures plus diversifiées sont plus performantes face aux changements climatiques.

JEL Class  

Q22 C53

Mots-clés  

bio-économique ; scénarios ; changement climatique ; pêcheries ; soutenabilité ; golfe de Gascogne